La campagne.

#violencejetequitte, c'est à vous !

Harcèlement de rue
(Ligue de l'enseignement 13)

histoire #1

Stéréotypes dans les relations amoureuses
(ADDAP 13)

histoire #2

Violences gynécologiques
(Mission locale Grand Avignon)

histoire #3

Mariage forcé


(Mission locale 05)

histoire #4

Harcèlement scolaire

(SOS Villages Enfants)

histoire #5

Violences intrafamiliales

(École de la 2e chance 06 )

histoire #6

#violencejetequitte

Violences au sein du couple, on en parle ?

Revenge porn

 

(Nadia & Enzo)

histoire #7

Violences psychologiques

(Camille & Sasha)

histoire #8

Violences physiques

(Luna & Ryan)

histoire #9

Viol

(Mélinda & Timéo)

 

histoire #10

À l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le 25 novembre 2018, les CIDFF de la région PACA (Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) ont lancé la campagne digitale #VIOLENCEJETEQUITTE pour sensibiliser au phénomène des violences au sein du couple et pour l’accès aux droits des jeunes victimes. Une campagne qui explicite les différents types de violence au sein du couple et prend forme à travers une série de 4 mini BD constituées d’illustrations inédites de l’auteure-dessinatrice Lili Sohn.

En 2021, les CIDFF PACA lancent la deuxième partie de cette campagne, cette fois avec la participation des jeunes aux-mêmes! Une cinquantaine de jeunes de la Région d’entre 14 et 24 ans ont co-écrit 6 nouvelles BD qui parlent des multiples formes des violences sexistes que l’on peut retrouver dans notre société.


Tu peux partager le contenu de la campagne en relayant les BD sur tes réseaux sociaux, sans oublier d’utiliser le hashtag #violencejetequitte et d’identifier le compte @cidff_paca !


Tu peux également nous demander d'intervenir dans ta structure (collège, lycée, centre social ou autre) avec cette campagne autour des questions de l’égalité filles-garçons et des violences sexistes et sexuelles. En savoir plus ICI.

Les violences au sein du couple,
c'est quoi ?

Lorsqu’on parle de « violences au sein du couple », on pense généralement à la violence physique. Pourtant, il existe bien de multiples formes de violence dont les conséquences peuvent être aussi graves.

👁 Ton copain ou ta copine surveille les gens que tu fréquentes, ta manière de t’habiller, regarde tes messages ; Il·elle te dévalorise en public et te culpabilise sans arrêt : c’est une violence.

🔞 Tu as le droit de ne pas avoir envie d'avoir de relations sexuelles, même avec ton amoureux·se. Un rapport sexuel non consenti est un viol : c’est une violence.

📸 Tu souhaites le·la quitter, il·elle te menace, te fait du chantage, et se venge en publiant des photos privées sur les réseaux sociaux : c’est une violence.

🥊 Tu te fais bousculer, reçois des gifles, des coups : c’est évidemment une violence.

Les violences au sein des relations amoureuses commencent la plupart du temps par une belle histoire d’amour et s’installent souvent progressivement. Sexe sans consentement, harcèlement psychologique, violences physiques ou cyber-harcèlement, toutes ces violences sont passibles de poursuites judiciaires et pénales. Que vous sortiez ensemble depuis un jour ou des années, la loi te protège.

Et les violences sexistes,
c'est quoi ?

Au-delà du couple, dans notre société en France on retrouve de multiples formes de violences sexistes et sexuelles qui s’exercent le plus souvent contre les femmes en raison des inégalités entre les sexes, encore existantes aujourd’hui, malgré l’évolution de la loi.

Voici quelques manifestations de ces violences que tu as peut-être déjà vécu ou dont tu as été témoin :

👁 Tu te fais interpeller, siffler ou suivre dans la rue. Tu changes souvent ta façon de t’habiller ou tes trajets pour contourner ces comportements non désirés.

👁A l’école, on a mis à l’écart un élève, on le frappe et on le rabaisse de façon répétée sans qu’il puisse se défendre.

🔞 Lors d'une consultation gynécologique tu t'es sentie mal à l'aise car on t'a jugée sur ta vie, ton corps, tes choix, on t'a infantilisée. On a pratiqué des gestes sans ton accord ou on a minimisé ta douleur.

📸 On t’a insulté, humilié sur les réseaux sociaux. On a partagé une photo intime de toi sans demander ton accord

🥊 Les parents d’une de tes amies insistent pour lui présenter quelqu’un, elle a peur d’aller dans son pays d’origine et de ne pas pouvoir revenir, elle subit des pressions par son entourage…

🥊Tes parents t’ont insulté et/ou frappé à cause de tes choix, tes idées ou de ton mode de vie.

Tes droits, les lois.

Les violences sexuelles, psychologiques ou physiques sont interdites par la loi.

Harcèlement de rue

Le harcèlement de rue est tout comportement verbal ou physique de nature sexuelle non désiréC’est très fréquent et cela touche majoritairement les jeunes femmes.

Le harcèlement de rue n’est pas anodin, ça peut avoir un impact sur la santé mentale des personnes qui en sont l'objet et provoque des inégalités entre les hommes et les femmes car ils et elles ne vont pas occuper de la même façon l’espace public.

Mais depuis 2018, la loi (Article 621-1 du Code pénal) prévoit des amendes de 750€, voire 1500€ en cas de circonstances aggravantes (par exemple sur mineur.es de moins de 15 ans ou dans un véhicule de transport collectif de voyageurs). Si cela t’arrive tu peux alerter la police et porter plainte contre l’auteur pour outrage sexiste.

Cyberharcèlement et harcèlement scolaire

Le Revenge porn décrit plus haut est une forme de cyberharcèlement, mais il y a en a d’autres.

Si on t’insulte, te menace, t'humilie ou te rabaisse sur les réseaux sociaux, que ce soit une seule ou plusieurs fois, c'est du cyberharcèlement, c'est de la violence et c'est puni par la loi (article 222-33-2-2 du Code pénal).
Le harcèlement scolaire peut prendre une forme de cyberharcèlement quand les moqueries se poursuivent sur les téléphones, par SMS ou sur Internet. Cela peut être des insultes, des commentaires malveillants postés sur un profil, des photos ou des vidéos prises à l'insu d'un.e élève, etc.

Souvent, les harceleur·euse·s se focalisent sur un détail physique, une différence, une originalité. Il arrive que ce soient des ami.e.s qui partagent des infos secrètes ou personnelles. Le harcèlement scolaire fait l'objet d'une répression spécifique.

Violences gynécologiques

Les violences gynécologiques et obstétriques peuvent aller de la non prise en compte de la gêne de la patiente, liée au caractère intime de la consultation, jusqu’à l’agression sexuelle ou viol.

Ces violences ne devraient pas exister et sont sanctionnées par la loi.  Le Code de déontologie médical impose en France que le médecin, au service de l'individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. Tu peux dénoncer les faits à l’Ordre des médecins, mais aussi porter plainte en commissariat ou gendarmerie ou en écrivant au procureur de la république.

Mariage forcé

Le sais-tu ? Le mariage forcé ou précoce est une pratique dont on parle peu en France mais qui est bien réelle. Plusieurs milliers de femmes sont mariées de force chaque année. 

Aucune situation ou tradition ne justifie un mariage forcé. Tu n’es pas responsable. Il est possible d’échapper à un mariage forcé, la loi te protège (Article 222-14-4 du code pénal).  L’article 16 (2) de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

Violences intrafamiliales

L’influence des stéréotypes dans l’éducation des filles peut conduire à des différences de traitement voire des maltraitances de la part des parents voulant contrôler à tout prix le corps des filles et leurs fréquentations pour préserver leur réputation ou l’honneur de la famille. Tes parents doivent veiller sur toi mais n’ont pas le droit de t’insulter, te frapper ou de t’isoler.

La loi en France (Article 371-1) stipule que l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant. L'autorité parentale doit s'exercer sans violences physiques ou psychologiques. Les parents doivent associer l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.